mardi 16 mars 2010

Un peu de sérieux...

Il y a les vacances mais il y a aussi tout ce qui va avec et notamment les déchets. C'est un sujet qui me tient à cœur car dans la manière dont on les traite, on peut en apprendre beaucoup sur nos habitudes et comportements.

En partant au soleil, dans le cadre luxuriant qu'est la forêt équatoriale, on pourrait vite reléguer la question des déchets à un second plan or elle est cruciale.

Il suffit de repenser dans quel contexte on se situe. La Guyane a beau être un département français, au même titre que n'importe quel autre métropolitain, ici les infrastructures ne sont pas à la mesure des besoins.

De plus, le mode de vie est de plus en plus calqué sur celui de la métropole avec pour conséquence l'introduction de produits (emballages plastiques...) que l'on ne peut traiter sur place. Par exemple, en développant l'accès à l'eau potable via l'eau de pluie, on limiterait l'importation de milliers de bouteilles plastique!

Aussi les populations de fleuves ont toujours eu pour habitude d'y jeter leurs déchets. Tant qu'il s'agissait de déchets organiques, de papier, de carton... ça ne posait aucun souci. Mais introduire du plastique sans donner les moyens de l'éliminer (voire de le recycler) ni expliquer ses conséquences, c'est irresponsable (http://www.terra-economica.info/Le-plastique-ennemi-de-la-mer,9103.html).

Par ailleurs, les touristes sont encore loin de repenser leurs modes de consommation puisque bien souvent ils vont vouloir avoir accès aux mêmes produits que chez eux. Un bon exemple est celui des Iles du Salut, propriété du CNES. Ici de très discrètes affiches invitent à repartir sur le continent avec ses déchets. Manifestement personne n'en prend note et voici ce que ça donne:


On peut aussi penser au sort des fameuses tortues qui viennent pondre sur les côtes guyanaises et qui meurent étouffer en avalant des sacs plastiques qu'elles confondent avec des méduses (il parait que c'est pour ne pas contrarier les commerçants asiatiques que la distribution de ces sacs est maintenu alors qu'en métropole, la fédération des entreprises du commerce et de la distribution a pris la décision de tous les supprimer d'ici fin 2011).

Face à ce constat, il s'agit de promouvoir l'éducation et la sensibilisation et surtout d'y mettre les moyens. Et il y a de l'espoir car déjà, certains, conscients du problème se mobilisent:

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